
"
Jacques MERCIER, écrivain, journaliste RTBF
Un roman, cette fois, qui lui aussi se situe chez nous. « Bruxelles en feu » est un roman de Jean Noël (Editions Spinelle). Il s’agit d’une passionnante enquête policière. La « belgitude » du récit est un délice : comme on se sent chez soi. Et c’est si agréable de connaître le décor où des choses plus extraordinaires vont se dérouler. C’est le propre et la qualité des écrivains qui assument leurs racines. J’ajoute que dès le départ, la variété des outils utilisés (lettre, dialogues, etc.) maintient en haleine le lecteur sans le lasser. Cela procure une réelle envie de poursuivre le récit, d’être curieux, de s’attendre à tout grâce à l’imagination de l’auteur. La couverture est très belle. L’écrivain philosophe est doué.
J. MERCIER
https://jacquesmercier.wordpress.com/2025/12/01/deux-parmi-tant-de-bonnes-lectures/?fbclid=IwY2xjawOc0KFleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEesKMeX1am0ihTbLqT6y-WGq6V9VIswu7WJO4O_eepAGm46LRs4OUW9ZWrWxA_aem_ium7-X830eyP1PJU_8Ob0w
radio RCF
Interview de l'excellent Grégory CLESSE sur RCF
RADIO RCF Grégory CLESSE
Valéry Meynadier,
Ecrivaine, notamment de "Centaure", "Ma mère toute bue", "Divin danger", (Editions chèvre-feuille étoilée)
Ça y est, j'ai fini hier...
Déjà, je découvre Bruxelles, et je me dis, tiens, c’est normal, Bruxelles avec un S... Cette ville est plurielle comme Paris- Alors que pas de S à Marseille, à Grenoble, à Venise, Venise mériterait un S, je me dis.
Bref.
Bruxelles en feu a tout les ingrédients du roman, du bon roman : de l’écriture, des inventions, un livre qui ne manque pas de « touchy », du torride, parfois, un peu trop à mon goût- page 168, l’érection du commissaire Vandendaele, oui, trop cru parfois- de l’humour noir, un vrai suspens, qui a voulu tué l’ignoble et truculente Jackie Achter avec de la strychnine ?!
Qui a poussé au suicide Julien, l’intègre qui ouvre le livre sur un superbe et tragique envol?
L’auteur respire la philosophie, transpire la psychanalyse, avec sa belle Hélène et nous laisse entrevoir son désespoir en face du réel... Mais à coup d’humour, le noir désespoir se prend des petites lucioles à travers les lignes.
J’ai beaucoup apprécié, page 203, comment Hélène parle de son métier. Où se dessine la fonction de l’art...
Livre engagé qui n’a pas peur, n’a rien à perdre. Le réel d’aujourd’hui prend la parole avec la cause palestinienne, par exemple : « Je soutiens le peuple palestinien, c’est vrai... Mais je ne crie pas Mort aux Juifs... C’est la politique du Premier Ministre qui pose problème, Netanyaou !... »
Le réel de la vie aussi se livre se délivre dans ce livre, quand il est question d’impuissance, page 117-
Et question, l’auteur a t-il pensé au suicide ?
Evidemment, oui...
J’aime beaucoup la description du pauvre Samuel- et sa fin tragique, en flammes, on ne s’y attend pas du tout..
Samuel aussi : « Mon père s’est fait injustice, moi, je fais justice ! » et il pousse Hélène presque sans le vouloir... C’est là un homme hors de lui...
L'auteur le montre à travers tes mots.
Plein de moments comme ça difficile à cerner avec des mots mais ton stylo creuse, cherche & parfois, trouve...
L’épilogue est remarquable !
La chaîne des conséquences donnée par le juge Joyaux fait mal au ventre... L’ignoble Jules Rodolphe ! & tu gardes les bonnes distances, tu ne fais pas dans le pathos; tant mieux...
Ce livre pourrait s’appeler : « L’effet-papillon strychnine »
Bravo l'ami-
Il y a une suite ?
"